Quels sont les différents types de cloison ?

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Les cloisons sont un élément de construction quasiment incontournable dans une habitation. Mais sauriez-vous définir ce qu’est exactement une cloison ? Découvrez les explications d’IZI by EDF et familiarisez-vous avec les cinq types de cloisons les plus utilisés dans les logements.

Qu’est-ce qu’une cloison ?

Comment définir une cloison ? Pour bien comprendre, voyons ce qu’une cloison est et ce qu’elle n’est pas.

Ce que n’est pas une cloison

Commençons par clarifier ce que le mot cloison ne désigne pas. Une cloison n’est pas un mur porteur. La principale différence réside dans le rôle structurel (ou pas) de la paroi.

Un mur porteur contribue à porter les charges du bâtiment et il fait donc partie de sa structure. Par conséquent, il faut prendre des précautions avant de supprimer un mur porteur afin de ne pas déstabiliser l’ensemble de la construction.

À l’inverse, une cloison n’a pas de fonction structurelle. On peut donc l’installer et la supprimer sans remettre en question l’intégrité du bâtiment.

Ce qu’est une cloison

Lorsque l’on parle de cloison, on peut désigner plusieurs types d’éléments. Dans tous les cas, il s’agit d’une paroi verticale qui sert à délimiter des espaces. L’épaisseur d’une cloison se situe généralement entre 5 et 15 cm.

On peut distinguer trois fonctionnalités de cloisons :

  • La cloison distributive : typiquement, c’est la cloison qui sépare les différentes pièces de votre logement ou maison, par exemple les parois de vos WC. Elle sert à « distribuer » l’espace.
  • La cloison séparative : elle sert à délimiter plusieurs habitations. Par exemple, il peut y avoir une cloison séparative entre deux logements dans un immeuble collectif. Plus épaisse qu’une cloison distributive, elle a aussi de meilleures performances mécaniques et phoniques, sans pour autant être une structure porteuse.
  • La cloison amovible : il s’agit là d’une paroi décorative. Elle est légère et sert à moduler l’espace facilement, comme avec une cloison japonaise par exemple. La cloison amovible s’apparente plus à du mobilier qu’à un élément de construction. C’est pourquoi cette catégorie de cloison ne sera pas développée dans cet article.

Lors de la construction d’un bâtiment, la structure porteuse (murs extérieurs et murs de refend) sont toujours réalisés en premier. Ensuite, il est possible de monter les cloisons en prenant appui sur les murs porteurs.

Les principales catégories de cloison

Intéressons-nous maintenant de plus près aux cloisons distributives et séparatives. Il existe plusieurs façons de classifier les cloisons. Considérons deux manières de regrouper les cloisons par catégorie.

Cloison sèche ou humide

La première façon de catégoriser une cloison est de considérer la technique de pose. On peut ainsi définir s’il s’agit d’un cloison sèche ou humide.

  • La cloison humide correspond au type de cloison traditionnel. Elle consiste à assembler des éléments (briques, carreaux, parpaings, etc.) à l’aide d’un liant humide, généralement du mortier, du plâtre ou de la colle. On peut également les désigner en parlant de cloisons maçonnées puisque leur montage fait appel aux techniques de maçonnerie. Contrairement aux cloisons sèches, les cloisons humides nécessitent un temps de séchage avant d’être complètement opérationnelles. Elles sont généralement plus robustes et résistent souvent mieux aux chocs que les cloisons sèches.
  • La cloison sèche est, comme son nom l’indique, montée à sec. Il s’agit d’un assemblage de plaques de parement ou de panneaux alvéolaires montés par vissage sur une structure rigide (ossature en bois ou en profilés métalliques). Les cloisons sèches sont plus rapides à mettre en œuvre et engendrent relativement peu de poussières lors du montage.

Cloison pleine ou creuse

Il est également possible de classer une cloison en fonction de sa composition. On parle alors de cloison pleine ou creuse.

  • La cloison creuse est composée de plaques de parement montées sur une ossature. L’intérieur de la cloison est donc vide. Si besoin, on peut y insérer un isolant phonique ou thermique. L’intérêt de la cloison creuse est de pouvoir faire circuler facilement des câbles ou des canalisations à l’intérieur. C’est donc l’idéal pour faire discrètement cheminer des fils électriques par exemple.
  • La cloison pleine, en revanche, se compose d’éléments pleins. Il n’est donc pas possible d’ajouter un isolant à l’intérieur, ni d’y faire circuler des câbles. Pour faire passer des fils électriques dans une cloison pleine, il faut donc réaliser une saignée ou ajouter une goulotte apparente.

Les principaux types de cloisons intérieures

Voyons désormais les cinq principaux types de cloisons couramment utilisés en construction.

La cloison plaques de plâtre

Placo, placoplâtre, BA13… Tous ces termes désignent les fameuses plaques de plâtre. Les cloisons en placo sont probablement les cloisons les plus largement utilisées en construction de nos jours.

Il existe de nombreux types de cloisons en placo. Le principe reste toujours le même :

  • On installe une ossature rigide composée de rails au sol et au plafond et de montants verticaux. En France, l’ossature est généralement faite avec des profilés métalliques, mais il est possible de prendre d’autres matériaux. Au Royaume-Uni par exemple, on utilise plutôt des éléments en bois.
  • Éventuellement, on place un isolant entre les montants.
  • Des plaques de plâtres sont ensuite vissées de part et d’autre de l’ossature.

Selon les besoins, différents types de plaques de plâtre sont disponibles :

  • Standard. Par exemple, le classique « BA13 » désigne une plaque standard à Bords Amincis (pour faciliter la réalisation des joints) de 13 mm d’épaisseur (même si l’épaisseur réelle est de 12,5 mm). D’autres épaisseurs sont également disponibles ;
  • Hydrofuge (résistante à l’eau et à l’humidité). De couleur verte, ces plaques sont idéales pour les pièces humides comme la salle de bain ;
  • Ignifuge (résistante à la chaleur), de couleur rose ;
  • Hauteur résistance, de couleur jaune ;
  • Acoustique, de couleur bleue.

La cloison en plaques de plâtre est particulièrement polyvalente. Elle se décline quasiment à l’infini en faisant varier :

  • Le type, la qualité et le nombre de plaques de parement ;
  • L’espacement, la taille et le nombre de montants verticaux ;
  • Le type, les performances et l’épaisseur de l’isolant intérieur.

En ajustant ces paramètres, on obtient une cloison placo plus ou moins performante en termes de :

  • Résistance aux chocs ;
  • Résistance à l’humidité ;
  • Isolation thermique ;
  • Isolation acoustique et phonique.

La cloison alvéolaire

La cloison alvéolaire est une cloison sèche. Elle est constituée de deux plaques de plâtre reliées entre elles par une structure en nid d’abeille. L’installation d’une cloison alvéolaire nécessite la pose de rails au sol et au plafond ainsi que de clavettes de guidage.

Le principal avantage de la cloison alvéolaire est sa légèreté. Elle est idéale pour les sols de faible résistance, comme dans les greniers par exemple. C’est également un type de cloison économique. Par contre, son niveau d’isolation thermique et acoustique est limité. De plus, seule la version hydrofuge résiste à l’eau.

La cloison en carreau de plâtre

Les carreaux de plâtre s’emboîtent les uns dans les autres grâce à un système de tenons et mortaises. Les dimensions standards d’un carreau sont 66 x 50 cm. L’épaisseur peut varier entre 5 et 10 cm.

Il existe différents types de carreaux de plâtre :

  • Le carreau standard plein ;
  • Le carreau hydrofuge plein ;
  • Le carreau creux alvéolé.

La cloison en carreaux de plâtre peut supporter un poids important (meubles de cuisine, etc.) et offre une bonne isolation thermo-acoustique. En contrepartie, la cloison est relativement lourde.

La cloison en béton cellulaire

Le béton cellulaire pour cloison se présente sous la forme de carreaux de 7 ou 10 cm d’épaisseur. Il est issu de matériaux recyclés.

La cloison en béton cellulaire est légère, résistante à l’eau et au feu. En revanche, le matériau est friable et sensible aux chocs.

La cloison en brique

La cloison en brique est traditionnellement réalisée avec des briques pleines. Aujourd’hui, on préfère souvent choisir des briques creuses. La cloison est ainsi plus légère et offre une meilleure performance acoustique. Elle résiste aussi très bien à l’eau et à l’humidité. Les briques mesurent généralement 20 x 40 cm, avec une épaisseur de 50 mm.

Devis abattement de cloison

Publié le 6 Novembre 2020

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