9 conseils pour adapter la chambre d’une personne handicapée

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Comment adapter la chambre au handicap ?

L’aménagement des espaces de vie doit aujourd’hui être conjugué avec les problématiques liées à l’accessibilité. La réalisation d’une chambre parfaitement adaptée nécessite bien sûr l’intervention de professionnels spécialisés qui agiront en fonction des besoins de la personne en situation de handicap. Pour autant, en appliquant quelques principes simples, il est possible d’améliorer l’accessibilité générale d’une chambre, et ce quel que soit le handicap subi par la personne. IZI by EDF vous délivre 9 conseils permettant d’adapter l’aménagement et le mobilier de la chambre d’une personne en situation de handicap.

1. Une surface et des dimensions adaptées

Avant toute chose, il est important de réaliser que toutes les chambres ne peuvent pas être adaptées aux personnes en situation de handicap. Pour réaliser un aménagement correct, une surface de 12 m² est requise, soit 3 m² de plus que la surface minimale d’une chambre au regard des conventions.

Une chambre adaptée à une personne en situation de handicap doit avoir une profondeur minimale de 3 m 20 et une largeur minimale de 3 m 80, ce qui correspond très exactement à une surface de 12,16 m². Il est essentiel de respecter ces standards, ceci afin de créer un aménagement accessible :

  • Un lit de dimension 140 cm x 190 cm.
  • Des passages d’au moins 90 cm sur les grands côtés du lit et d’au moins 120 cm sur le petit côté / d’au moins 120 cm sur les grands côtés et d’au moins 90 cm sur le petit côté.
  • Un espace libre d’au moins 1 m 50 de diamètre en dehors de l’emprise du lit et du débattement de la porte.
  • Le couchage doit être à une hauteur comprise entre 40 et 50 cm.

2. Un accès facilité

L’accès à la chambre depuis le logement ou à un éventuel balcon depuis la chambre doit être facilité grâce à une largeur de passage utile d’au moins 83 cm. Cela correspond à une porte de 90 cm de large. Si possible, il est recommandé de remplacer la porte traditionnelle par un modèle coulissant ou en accordéon. A défaut, l’angle d’ouverture du battant de la porte doit au moins être égal à 90°. Il est nécessaire de prévoir des poignées facilement préhensibles situées à une hauteur comprise entre 90 cm et 130 cm. Si vous souhaitez adapter une chambre pour une personne malvoyante, l’installation de poignées dont la couleur contraste avec celle des portes ou des fenêtres est requise.

Une porte coulissante ne rogne pas l'espace de la chambre

Idéalement, on évite les différences de niveau entre les pièces. Si c’est impossible, notamment pour l’accès à un espace extérieur, il faut prévoir un ressaut de 2 cm au maximum. Pour ce faire, on intègre à la baie un espace extra-plat en aluminium et on installe des carrelages sur plots, ceci afin de créer une garde d’eau de 5 cm minimum en partie inférieure.

3. Un lit médicalisé ou adapté

Le choix du lit et de sa position dans la chambre doit être réalisé suivant les besoins spécifiques de la personne. L’installation d’un lit médicalisé avec commandes électriques constitue bien sûr la solution idéale pour certaines personnes en situation de handicap. Néanmoins, si cela n’est pas réalisable dans un premier temps, il existe des solutions d’aide à la levée. Il est possible d’installer une barre ou une potence qui se glisse simplement sous le lit et apporte une solidité suffisante pour permettre à la personne de se relever plus facilement.

Le lit de la chambre sera médicalisé ou adapté à la personne handicapée

4. Des éléments intégrés au lit

Les éléments volumineux comme la table de chevet sont idéalement intégrés au lit. Selon les besoins de la personne handicapée, on peut les intégrer sur le côté ou au-dessus du lit, tout comme le luminaire. Il peut être judicieux d’associer ce dernier au réveil, notamment pour les personnes malentendantes qui souhaitent disposer d’une alarme par clignotements. Enfin, les personnes s’aidant d’une canne de marche doivent pouvoir la récupérer facilement en cas de besoin ; il est nécessaire de trouver un moyen rendant la canne parfaitement accessible et évitant sa chute.

5. Une fenêtre à la bonne hauteur

La zone de vue d’une personne qui reste en station assise ou qui est en fauteuil roulant est bien sûr spécifique. Pour garantir le confort et l’agrément de la personne, la hauteur de la fenêtre doit être adaptée à cette situation. On préconise ainsi une hauteur de 60 cm au lieu des 80 à 90 cm habituels. Au niveau du type de fenêtre, il est préférable d’opter pour un modèle oscillo-battant ou coulissant, dont l’ouverture ne viendra pas empiéter sur l’espace de la chambre.

Une fenêtre oscillo-battante conseillée pour les personnes handicapées
PMR

Pose de fenêtre

6. Un revêtement de sol pérenne et visible

Mis à rude épreuve par les fauteuils roulants ou autre dispositifs pour les personnes à mobilité réduite (PMR), le revêtement de sol doit être résistant vis-à-vis des différents chocs et traces. Avant de choisir un revêtement spécifique, consultez la documentation du fabricant et notamment les indices liés aux classes d’usure et de poinçonnement. Optez pour des indices appartenant aux classes 30 ou 40, qui peuvent correspondre à du béton ciré ou du carrelage en grès cérame. Pensez également aux normes antidérapantes, en choisissant un revêtement disposant au moins de la classe R10 (adhérence moyenne), voire R11 (adhérence élevée).

Le contraste entre les différents éléments doit également être important pour les personnes malvoyantes : choisissez une couleur de revêtement de sol qui se distingue facilement du lit, du mur et des autres éléments.

7. Un mobilier adapté

Le mobilier destiné au rangement doit avoir une couleur contrastant nettement avec les murs. Au niveau de l’aménagement, l’idéal est de pouvoir créer un linéaire contre une paroi. Lors de l’agencement, il faut bien sûr penser à laisser un espace de manœuvre suffisant le long des placards.

Plusieurs mécanismes d’ouverture et d’accès sont réalisables parmi lesquels des portes coulissantes et des niches ouvertes. Afin de faciliter l’accès aux différents dispositifs, on veille à les placer à une hauteur comprise entre 90 cm et 130 cm. L’intégration de luminaires automatisés à l’ouverture des placards est également recommandée pour les personnes malvoyantes.

8. Des commandes électriques accessibles

Les interrupteurs et prises électriques doivent être positionnés respectivement à 90 cm et 50 cm du sol. Au moins une prise et un interrupteur va-et-vient doivent être accessibles à partir du lit ; idéalement, ils seront installés au niveau de la tête-de-lit, tout comme le dispositif de télé-alarme. Il existe des interrupteurs spécialement conçus pour les personnes malvoyantes. A défaut, vous pouvez utiliser de l’adhésif de repérage, afin de créer un contraste entre le mur et l’interrupteur.

En ce qui concerne les occultations comme les stores ou les volets roulants, la motorisation est bien sûr préconisée. On veillera également à rendre les dispositifs de commande sans fil accessibles au niveau de la tête-de-lit et/ou de l’entrée de la chambre.

9. Un balisage lumineux

Veillez à intégrer des lumières afin de permettre à la personne en situation de handicap de correctement se repérer dans sa chambre. Les différents obstacles constitués par les murs, la porte et le mobilier doivent être éclairés, le but étant que la personne puisse en distinguer les formes et les contours. Vous pouvez également consulter un professionnel de l’éclairage afin de créer un chemin lumineux, très utile lors des déplacements nocturnes.

Publié le 28 Janvier 2021

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