Comment intégrer le coût des travaux dans son prêt immobilier ?

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Comment intégrer le coût des travaux à un prêt immobilier ?

Par définition, un prêt immobilier consiste à financer l’achat d’une habitation. Si on achète un bien neuf ou rénové, il est inutile d’anticiper d’autres dépenses. Mais dans le cas contraire, est-il possible d’inclure le coût des travaux dans son prêt immobilier ? IZI by EDF vous explique précisément comment procéder.

Le prêt immobilier peut inclure le coût des travaux

En théorie, il est évidemment possible de contracter un prêt couvrant à la fois l’acquisition du logement et le coût des travaux à réaliser. A l’image d’un prêt classique, la banque va bien évidemment vérifier votre capacité d’endettement : vos échéances ne doivent pas dépasser environ 1/3 de vos revenus mensuels. Par ailleurs, en plus des pièces justificatives habituelles, votre banque va également demander les devis des entreprises choisies pour les travaux.

L’intégration du coût des travaux au prêt immobilier est intéressante pour l’acheteur. Celui-ci doit donc anticiper de futures démarches le plus tôt possible. Au moment des visites des biens, il est recommandé de s’intéresser à la question de travaux éventuels. En étant accompagné d’un maître d’œuvre, vous pouvez vous assurer que le coût global est compatible avec vos capacités de remboursement. Cela vous donne par ailleurs des arguments pour négocier le prix d’acquisition du bien à la baisse.

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L’intégration des travaux dans le prêt immobilier : 3 conditions

Un dossier bien préparé vous donnera toutes les chances d’obtenir une réponse positive de la banque. Trois éléments vont être prépondérants :

  1. Définir les montants dédiés à chaque poste de dépense : il est important d’avoir une idée précise du coût global des rénovations. Pour ce faire, vous devez demander des devis à un ou plusieurs professionnels. Cela permet à la banque d’identifier deux capitaux différents : le premier visant à acquérir le bien et le second permettant de supporter le coût des travaux. L’estimation correcte de ces deux capitaux conditionne la mise à disposition d’une somme juste et d’un taux d’intérêt préférentiel.
  2. La possibilité ou non de jouissance du bien : si le logement acquis nécessite des rénovations lourdes, il ne sera pas habitable dans un premier temps. Il faut donc prendre en considération l’impact des mensualités, car vous devrez commencer à rembourser votre prêt avant de pouvoir occuper votre domicile. Cet élément est important surtout si vous êtes obligé de louer un logement au cours des travaux.
  3. Des travaux réalisés par des professionnels : dans la plupart des cas, la banque exigera que les travaux de rénovation soient confiés à des entreprises spécialisées. C’est pour cette raison que vous devez présenter des devis permettant de définir le capital dédié à la réalisation des travaux. Il est d’ailleurs fréquent que la banque paye directement la somme dédiée aux travaux aux artisans retenus.
Les conditions pour que la banque accepte d'intégrer le coût des travaux au prêt immobilier

L’intégration des travaux dans le prêt immobilier : 3 possibilités différentes

L’inclusion du coût des rénovations dans le crédit immobilier peut se faire de 3 façons distinctes :

  1. Avec une seule ligne de crédit : la banque délivre un capital unique pour le crédit couvrant à la fois les travaux et l’acquisition du bien. Elle prend évidemment en compte le fait que votre taux d’endettement ne peut pas dépasser 33 % de vos revenus mensuels.
  2. Avec un différé total des mensualités : une seule ligne de crédit est également définie. L’intérêt pour l’emprunteur est qu’il commence à rembourser la banque uniquement lorsque les travaux sont terminés. Cette solution est intéressante car elle vous permet de commencer à épargner en vue de mensualités futures. En revanche, des intérêts intercalaires vont être calculés avec un taux plus élevés afin de compenser la période de non-remboursement.
  3. Avec deux lignes de crédit : la banque sépare votre emprunt en deux. Le premier capital est dédié aux travaux et le second à l’acquisition du bien immobilier. Le montant réservé à la rénovation du bien est alors libéré au fur et à mesure de l’avancement des travaux. La libération de ce capital spécifique nécessite la mise en place d’intérêts intercalaires, greffés au montant de chaque mensualité.

A noter : les intérêts intercalaires sont mis en place lorsqu’un prêt immobilier comprend plusieurs étapes. Ces déblocages de capitaux successifs impliquent des frais supplémentaires pour la banque qui les compense grâce à ces intérêts.

Publié le 10 Décembre 2021

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