Quelles sont les normes électriques dans une salle de bains ?

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Les installations électriques font l’objet de nombreuses normes et c’est tout particulièrement le cas de la salle de bains. Afin d’utiliser une pièce d’eau en toute sécurité, la distribution du courant y est soigneusement réglementée. Découvrez, avec IZI by EDF, tout ce qu’il faut savoir sur les normes électriques dans une salle de bains.

La salle de bains, une pièce à part

La présence d’eau et l’humidité ambiante de la salle de bains en font une pièce délicate à équiper en électricité. Lorsque l’on entame des travaux de rénovation dans la salle de bains ou que l’on souhaite refaire l’électricité dans une vieille maison, il est important de se conformer à la norme NF C 15-100. Les risques d’électrocution étant décuplés dans cette pièce d’eau, il est préférable de contacter un professionnel pour mener ce chantier. Grâce aux chargés d’affaires IZI by EDF, vous pourrez très rapidement entrer en relation avec un artisan expert qui réalisera vos travaux dans le respect des normes en vigueur, assurant ainsi votre confort et votre sécurité.

Salle de bains et électricité : la question des volumes

Les normes électriques dans une salle de bains sont fixées en fonction des volumes. C’est ainsi que l’on désigne les différentes zones d’une pièce d’eau et que l’on peut savoir s’il est possible d’installer un équipement électrique.

Volume 0

Il s’agit de l’intérieur du bac de douche ou de la baignoire. Pour les douches à l’italienne qui n’ont pas de bac surélevé, on considère que le volume 0 a une hauteur de 10 cm et s’étend sur un rayon de 1,2 mètre.

Volume 1

Il s’agit de la zone de projection d’eau. Ce volume atteint 2,25 mètres de haut en suivant les parois de la baignoire ou du receveur de douche. Au sol, il suit les mêmes limites que le volume 0.

Volume 2

Cette zone se situe autour du volume 1 et doit mesurer au moins 60 cm.

Un indice de protection pour classer les appareils électriques

Autre norme à connaître lorsque l’on refait l’électricité d’une salle de bains : les indices de protection. Selon sa conception et son utilisation originelle, un appareil affichera une résistance plus ou moins élevée face à l’intrusion de corps solides ou de liquides. Cet indice prend la forme suivante : IP xx. Le premier chiffre renseigne sur la robustesse face aux corps solides et le second, celui qui nous intéresse donc, sur l’étanchéité. Voici à quoi correspondent les différents échelons de cette classification :

  • IPX0 : aucune protection contre le contact avec un liquide ;
  • IPX1 : dispositif protégé contre la chute de gouttes d’eau lorsqu’il est dans sa position normale ;
  • IPX2 : appareil protégé contre la chute de gouttes d’eau même avec une inclinaison de 15° par rapport à la position normale ;
  • IPX3 : protection contre l’eau de pluie ;
  • IPX4 : appareil protégé contre les projections d’eau et les éclaboussements ;
  • IPX5 : dispositif pouvant résister aux jets d’eau à la lance et de toute direction ;
  • IPX6 : protection contre les jets puissants ;
  • IPX7 : protection temporaire contre l’immersion ;
  • IPX8 : appareil résistant à une immersion permanente.

Selon l’endroit à équiper dans la salle de bains, la norme NF C 15-100 relative aux installations électriques impose un indice de protection minimal pour assurer la sécurité des utilisateurs.

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Quels appareils installer dans chaque volume de la salle de bains ?

La norme NF C 15-100 est très précise sur les éléments électriques qu’il est possible de faire poser dans sa salle de bains.

Volume 0

C’est là que le risque est le plus grand. Il n’est donc possible d’installer que des appareils classés IPX7 et Très basse tension de sécurité (TBTS 12V). Ces derniers sont les seuls à pouvoir limiter les risques d’électrocution dans un milieu si humide. Dans la pratique, il peut s’agir d’un petit appareil de radio ou d’un éclairage. Tout ce qui se situe sous la douche ou la baignoire est considéré comme du volume caché et est soumis aux mêmes règles que le volume 0.

Volume 1

L’eau est encore très présente à cause des projections d’eau, ce volume fait donc l’objet de nombreuses restrictions. On pourra toutefois y retrouver des appareils IPX5 comme :

  • un chauffe-eau instantané de classe I alimenté par un câble sans boîtier de connexion, afin d’éviter tout risque d’infiltration ;
  • un chauffe-eau à accumulation de Classe I seulement s’il est horizontal et placé en hauteur ;
  • un éclairage ou un interrupteur TBTS 12 V dont le transformateur de séparation sera installé « hors volume » ;
  • une canalisation électrique seulement si elle dessert les appareils autorisés dans ce volume.

Volume 2

L’étau se desserre, mais la vigilance reste de mise. Tous les éléments acceptés pour le volume 1 restent valables, mais on pourra cette fois-ci choisir des équipements estampillés IPX4. Il devient possible d’installer des appareils de Classe II comme les porte-serviettes, certains luminaires ou un radiateur. On peut également y faire poser une prise rasoir 20 à 50 VA dotée d’un transformateur de séparation.

Tout le reste de la salle de bains est désigné comme le « hors volume ». Cette zone ne fait l’objet d’aucune restriction quant aux différents appareils électriques qui peuvent y être installés. Cela permet donc d’utiliser un lave-linge, un sèche-linge, mais aussi un transformateur de séparation, un boîtier de connexion électrique, ou encore une prise de courant reliés à la terre. Il devient également possible d’installer l’interrupteur pour le plafonnier, un des éléments minimums qu’une pièce d’eau doit posséder selon la norme NF C 15-100. Pour obéir aux normes électriques dans la salle de bains, chaque circuit installé devra être relié à un interrupteur différentiel 30 mA.

Bon à savoir : le transformateur de séparation, un accessoire bien utile

Pour qu’un appareil TBST fonctionne, il doit être alimenté via un transformateur. Ce dernier, relié au secteur, permettra au courant de passer d’une tension de 230 V à une valeur moindre. Le transformateur est situé dans un boîtier sécurisé qui assure la continuité du courant sans que jamais les fils dédiés à chaque tension ne soient en contact.

La liaison équipotentielle supplémentaire pour plus de protection

La circulation de l’électricité dans une salle de bains ne se résume pas aux appareils sous tension et différentes prises installées. Pour limiter les risques d’électrocution liés à la présence d’eau, il est donc indispensable de mettre en place une liaison équipotentielle supplémentaire (LES). Elle permet de relier à la terre tous les éléments conducteurs présents dans une pièce. Il n’existera alors plus de différence de tension entre ces masses métalliques qui seront vidées de leur charge si de l’électricité leur arrivait. La norme NF C 15-100 impose ainsi que soient inclus dans la liaison équipotentielle supplémentaire les équipements suivants :

  • les canalisations métalliques (eau chaude, eau froide, gaz, vidange) ;
  • les corps de baignoire et les receveurs de douche métalliques ;
  • les huisseries métalliques (portes et fenêtres) ;
  • les éléments métalliques des chauffages au sol ;
  • les canalisations des radiateurs et des sèche-serviettes classe II utilisant l’électricité et l’eau.

Tous les éléments métalliques d’une salle de bains ne doivent toutefois pas être reliés à la liaison équipotentielle supplémentaire. Sont exclus de cette norme électrique, pour les salles de bains :

  • les huisseries métalliques avec cadres en bois ;
  • les radiateurs à eau dotés de canalisations isolantes ;
  • les porte-serviettes en métal non chauffants ;
  • les robinets associés à des canalisations isolantes ;
  • les équipements électriques de classe II dont le fil de terre du circuit est laissé en attente ;
  • les siphons et bondes métalliques associés à une vidange dans un matériau non conducteur ;
  • les parois de douche ;
  • les portes coulissantes ;
  • les grilles d’aération métalliques ;
  • les petits objets en métal (porte-savon, poignées de porte, etc.) ;
  • les bouches de ventilation en métal, à condition que les conduits et accessoires ne soient pas conducteurs.

La LES peut être réalisée de deux façons :

Installation avec boîte de dérivation

Une boîte de dérivation permettra d’accueillir le fameux fil vert et jaune de section 2,5 mm² relié à chacun des dispositifs à intégrer à la liaison équipotentielle supplémentaire. Elle sera ensuite rattachée au bornier terre du tableau électrique.

Installation en bus

Le fil vert et jaune va courir d’appareil en appareil. Il faut être vigilant avec cette méthode de repiquage. Par exemple, si vous décidez de faire retourner la terre au bornier via le luminaire ou une des prises de courant, il faudra s’assurer que le conducteur de cet élément a une section minimale de 2,5 mm².

La norme NF C 15-100 est très exigeante et c’est bien normal, puisqu’il en va de la sécurité de tous. Pour vous assurer que vous respectez bien les normes électriques de la salle de bains, pensez à faire appel à un professionnel qui maîtrise toutes les subtilités des règles en vigueur.

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Rénovation électrique

Publié le 7 Juin 2021

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2 commentaires

  • Bernard dit :

    Bonjour, est ce qui est possible d’installer une cloison entre une cabine de douche et un lave linge pour pouvoir le poser à moins de 60cm du volume 1?

    • Julie dit :

      Bonjour, je vous invite à vous rapprocher de l’un de nos conseillers travaux afin qu’il étudie votre projet. N’hésitez pas à nous contacter via notre site internet ou directement par téléphone 09 70 25 82 58 . Bonne journée