Parquet contrecollé ou stratifié : les 5 différences à connaître

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Ils ont le même aspect, sont tous les deux constitués de plusieurs couches de matériaux et se prêtent au même type de pose… Difficile de faire la différence entre le parquet stratifié et le contrecollé ! Pourtant, au-delà de leur aspect parfaitement identique, ces deux types de parquet ont tout pour s’opposer. Faites le point sur leurs principales différences pour faire le meilleur choix de revêtement.

Des parquets avec ou sans bois ?

Première différence notable entre le parquet contrecollé et le parquet stratifié : au sens normatif du terme, le premier des deux est bien un parquet, tandis que le second n’en est qu’une imitation ! En effet, la norme NF EN 13-756 définit le parquet comme un revêtement de sol en bois ou à base de bois, dont le parement présente une épaisseur minimale de 2,5 mm.

Le parquet contrecollé répond à cette norme puisqu’il est composé de 3 couches, dont la première, dite couche d’usure, est composée à 100 % de bois noble. L’épaisseur de cette dernière varie entre un minimum de 2,5 mm et 6 mm. Lorsqu’elle est de 6 mm, on parle de parquet « semi-massif » car la partie boisée se rapproche de l’épaisseur minimale des lames de parquet massif composées, elles, à 100 % de bois noble.

Au contraire, le bois noble n’entre pas dans la composition du parquet stratifié. Constitué principalement de fibres de bois de haute et moyenne densité, il présente une couche superficielle en papier décor protégée par une résine. C’est cette même couche qui imite à la perfection le bois d’un « vrai » parquet. Ainsi, le parquet stratifié reproduit l’esthétique du parquet en véritable trompe-l’œil, mais son nom, comme son apparence, sont trompeurs !

À chacun sa finition

D’un aspect esthétique similaire à s’y méprendre, le parquet stratifié et le contrecollé n’ont pourtant pas le même type de finition, tout simplement car la couche superficielle de leurs lames n’est pas faite du même matériau. Pas question, par exemple, de cirer un parquet stratifié !

La finition du parquet contrecollé

Le parquet contrecollé se prête à plusieurs types de finition. Le parement, qui représente la partie boisée de ses lames, est toujours travaillé en usine et les possibilités de finition sont les mêmes que pour le parquet massif. Normal, puisqu’il s’agit dans les deux cas de sublimer le bois ! Celui-ci peut ainsi être poncé, vernis avec un vernis mat ou brillant, ciré, huilé, teinté, brossé, vieilli, blanchi, etc. Ces finitions sont importantes pour assurer longévité au parquet (résistance à l’usure et aux tâches) et elles déterminent son aspect esthétique.

L’éventail des possibilités en termes d’esthétique correspond ainsi, pour le parquet contrecollé, à la diversité des essences de bois dont il est composé (hêtre, chêne, bambou…) ainsi qu’à sa finition et à son format (bâton rompu, point de Hongrie, etc.).

La finition du parquet stratifié

Certains fabricants de sols stratifiés ont développé une gamme très variée de parquets stratifiés en jouant avec plus ou moins de réalisme sur leur ressemblance avec le bois. Ce travail de finition s’effectue sur le papier décor, qui représente la couche visible du parquet stratifié. On peut ainsi trouver des sols stratifiés entièrement lisses, ou au contraire très structurés avec un léger relief qui reprend au plus proche les motifs du bois, que ce soit au toucher ou à la vue. On trouve également des parquets stratifiés avec effet vieilli ou imitant des chanfreins. Le bluff est alors parfait. La grande diversité de décors et de finitions de ce type de parquet multiplie les possibilités en termes d’esthétique. Il y en aura pour tous les goûts !

Un budget pour chaque parquet

Le parquet stratifié, parce qu’il n’est pas composé de matière noble, est le plus accessible des parquets pour les petits budgets. Il existe bien sûr des parquets stratifiés haut de gamme plutôt coûteux, mais ils resteront toujours loin en dessous du prix d’un parquet en bois haut de gamme.

Le parquet contrecollé, bien que généralement moins cher qu’un parquet massif de même standard, est plus coûteux en raison de la présence de bois noble dans sa composition.

Que ce soit pour du parquet stratifié ou contrecollé, les prix sont indiqués au mètre carré et varient selon différents critères :

  • le prix du parquet contrecollé varie en fonction de l’essence de bois choisi pour la couche d’usure et surtout de l’épaisseur de cette couche. Plus il est épais, plus il est résistant et gourmand en bois noble, donc coûteux. Sa finition ainsi que toute intervention sur le bois pour en améliorer la qualité esthétique et/ou la résistance, peuvent aussi faire varier son prix (présence ou non de chanfreins, une ou plusieurs finitions, etc.) ;
  • le prix du parquet stratifié dépend essentiellement du niveau de résistance du revêtement, déterminé notamment par son épaisseur et ses composants, ainsi que de sa finition.

Tableau indicatif des prix par niveau de résistance entre stratifié et contrecollé :

Parquet stratifiéParquet contrecollé
Résistance +++ (passage fréquent avec animaux et talons aiguilles)entre 15 et 20€, jusqu’à 30€ par m2entre 50 et 80€ par m2 pour les entrées de gamme ou moyenne gamme
> à 80€ par m2 pour les parquets premium
Résistance ++ (passage fréquent)autour de 10€ par m2près de 40€ par m2 pour les entrées de gamme ou moyenne gamme
> à 60€ par m2 pour les parquets premium
Résistance moyenne< à 10€ par m2entre 15 et 30€ par m2

L’entretien et la durabilité : un match ex-aequo ?

À chaque type de parquet correspond un entretien spécifique en raison des propriétés propres aux différents matériaux dont ils sont composés. Cet entretien est très simple pour le parquet stratifié : il est possible de passer une serpillère légèrement mouillée dessus. Inutile de le cirer ou de le vernir, la résine protège le papier décor. Certains parquets stratifiés bénéficient même d’un traitement hydrofuge, ce qui rend leur nettoyage à l’eau sans risque. Il est toutefois impossible d’envisager la rénovation de ce type de parquet s’il est abîmé car on ne peut pas le poncer. En revanche, il existe des pâtes de couleur destinées à colmater les éventuels trous ou rayures. Si la pâte ne suffit pas, il faudra alors changer complètement le parquet.

Au contraire, en raison de son parement en bois, il est possible de poncer un parquet contrecollé un certain nombre de fois selon son épaisseur pour le rénover. L’entretien régulier de ce type de parquet dépend de sa finition. Sensible à l’eau, il vaut mieux éviter de le laver trop souvent à la serpillère s’il n’est pas protégé par une couche de vernis car il finirait par gonfler.

Qu’il s’agisse d’un parquet stratifié ou d’un contrecollé, sa durabilité dépendra aussi bien évidemment du soin que vous lui apporterez et de la parfaite correspondance entre le modèle choisi et l’usage auquel il aura été destiné dans votre logement. Un contrecollé non entretenu dans une salle de bains aura peu de chance de survivre 100 ans !

La pose flottante : oui, mais pas uniquement !

Le parquet stratifié et le parquet contrecollé se prêtent tous deux à la pose flottante. Simple et économique, c’est la plus pratique de tous les types de pose. Elle peut s’effectuer sur un grand nombre de supports : chape en béton, revêtement PVC, linoéum, carrelage, ancien parquet, etc. avec une préparation plus ou moins importante selon le support. Tous deux présentent aussi les mêmes possibilités d’isolation acoustique et thermique au moyen d’une sous-couche.

À la différence du parquet stratifié néanmoins, le contrecollé peut aussi s’installer en pose collée, notamment pour apporter de la stabilité au revêtement si les lames sont larges ou dans le cas d’un sol chauffant. Et, plus rarement, la pose clouée est envisageable dans le cas des parquets contrecollés haut de gamme ou présentant une forte épaisseur de lame.

Devis de rénovation de parquet avec IZI by EDF

Publié le 14 octobre 2020

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