Comment choisir son faux plafond ?

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Choisir son faux plafond

Le faux plafond désigne une voute fixée sous le plafond principal. Souvent constitué de matériaux légers comme le placo, le faux plafond peut avoir plusieurs utilités. Avant de choisir votre faux plafond, vous devez donc vous poser la question des objectifs concrets que vous cherchez à atteindre : souhaitez-vous augmenter les performances énergétiques ou acoustiques d’une pièce ? Désirez-vous utiliser votre faux-plafond pour créer un éclairage indirect ou recherchez-vous simplement un meilleur rendu esthétique ? Quel que soit votre but, IZI by EDF vous propose un guide complet pour choisir votre faux plafond.

Les faux plafonds suspendus

Économique et facile à installer, le faux plafond suspendu est aujourd’hui le leader du marché. Les consommateurs apprécient sa polyvalence et sa longue durée de vie, qui en font un équipement particulièrement indiqué pour les travaux de rénovation.

Choisir un plafond suspendu pour améliorer la performance énergétique

Les pièces situées immédiatement sous les combles peuvent gagner en performance énergétique grâce à la pose d’un faux plafond. L’espace situé entre le plafond et le faux plafond, appelé plénum, est comblé avec un isolant thermique. Les isolants assurant les meilleures performances énergétiques sont la laine de roche et la mousse en polyuréthane.

La pose d'un isolant avant celle du faux plafond

Deux méthodes existent pour poser la couche isolante : le soufflage à l’aide d’une machine de location ou la pose de rouleaux d’isolant, généralement choisie lorsque le faux plafond n’est pas encore installé. Dans les deux cas, la couche d’isolant doit être importante (entre 20 et 30 cm), afin d’optimiser les performances thermiques. Attention : pour une isolation optimale, il convient de laisser un espace d’air correspondant à 1/3 du volume du plénum.

Le plafond suspendu pourra être conçu en plaques de plâtre posées sur des rails métalliques : plus économique, ce matériau est en outre particulièrement indiqué pour améliorer l’isolation thermique.

Choisir un plafond suspendu pour une meilleure isolation acoustique

Les résidences anciennes laissent souvent à désirer en matière d’isolation acoustique : vous entendez vos voisins parler et les chocs contre leur plancher constituent de véritables nuisances. La pose d’un faux plafond peut alors améliorer l’isolation en réduisant significativement le bruit des différents impacts.

L’efficacité du plafond suspendu dépend alors des équipements utilisés au cours de son installation. Les profilés métalliques servant de support aux plaques de plâtres ne devront pas être en contact direct avec le mur, afin de minimiser l’effet de résonance. On utilise alors des fixations spécifiques qui vont amortir le bruit ainsi que des bandeaux anti-vibratiles qui sont intercalés entre le mur et les rails périphériques.

Les isolants les plus indiqués pour les performances acoustiques sont la laine de verre et la laine de roche. On procède de la même manière que pour l’isolation thermique, en veillant également à laisser un espace d’air au-dessus de la couche d’isolant. Pour optimiser l’isolation acoustique, il est conseillé d’opter pour des plaques de plâtre phoniques, qui assurent un gain acoustique supérieur à de simples plaques de ba13.   

Inclure un dispositif d’éclairage dans son plafond suspendu

La pose d’un faux plafond permet également de profiter d’un mode d’éclairage harmonieux et contemporain. L’idéal est d’opter pour des spots encastrables de type LED qui ne dépasseront pas de votre faux plafond. Plus chers à l’achat, ils compensent par une durée de vie très longue et une consommation d’énergie moindre.

Pour déterminer le nombre de spots nécessaires, vous devez évaluer la luminosité nécessaire, qui s’exprime en lux. A titre d’indication, sachez qu’un éclairage homogène nécessite 300 lux par m². Vous devrez poser 8 spots LED de 1000 lumens pour obtenir ce résultat dans une pièce à vivre de 25 m². En revanche, si vous recherchez une ambiance tamisée et que vous avez d’autres sources lumineuses, 50 lux par m² seront suffisants.

Un dispositif d'éclairage installé dans un faux plafond

Idéalement, la pose des spots doit être réalisée au même moment que celle du faux plafond, afin de faciliter les travaux d’installation, qu’il s’agisse du perçage ou du passage des différents câbles. Notez qu’il est tout à fait possible de mettre un dispositif d’éclairage dans un plafond suspendu avec une couche d’isolant thermique ou acoustique. Là encore, il est vivement conseillé d’installer l’ensemble des équipements en même temps, car le passage des câbles des spots d’éclairage sera difficile si une couche d’isolant est déjà posée.

Choisir un matériau pour son plafond suspendu

Même si les plaques de plâtre constituent le matériau le plus répandu, rien ne vous empêche de miser sur l’originalité en optant pour d’autres types de faux plafond.

La pose d'un faux plafond en placo

Un faux plafond en briques de terre cuite ou céramique

Ouvrage plus traditionnel, le faux plafond en briques est certainement celui qui possède la durée de vie la plus importante. Ses adeptes apprécient sa structure plus robuste comme les propriétés isolantes des briques. L’inconvénient principal du faux plafond en briques est la complexité des travaux à effectuer : matériau plus lourd que le plâtre, la brique a besoin d’une structure de pose plus solide. Si vous choisissez d’installer un faux plafond en briques de terre cuite ou briques de céramique, vous avez tout intérêt à contacter un professionnel spécialisé.

Un faux plafond en lames de PVC

Les lames de PVC sont un matériau innovant possédant des qualités particulièrement intéressantes. Leur aspect lisse et légèrement brillant est adapté à des intérieurs contemporains et les nombreux aspects et couleurs disponibles permettent de personnaliser chaque pièce. L’autre avantage du PVC est sa grande résistance à l’humidité, qui en fait un matériau très indiqué pour installer un faux plafond dans une cuisine ou une salle de bain.

Compatible avec un projet d’isolation thermique ou acoustique, le plafond suspendu en lames de PVC est en outre facile d’entretien, grâce à sa surface lisse et non-poreuse. La pose est relativement simple, puisqu’il suffit de visser les lames PVC sur des rails métalliques.

C’est au niveau de sa sécurité que ce type de faux plafond souffre de la comparaison avec les autres matériaux. D’origine pétrochimique, le PVC est très facilement inflammable. Les normes de construction françaises interdisent d’ailleurs son installation à moins de 60 cm d’une source de chaleur.

Un faux plafond en lames de bois ou en lambris

Le plafond suspendu en lames de bois ou en lambris est idéal pour donner un côté chaleureux et confortable à une pièce. Vous avez le choix entre de nombreuses essences de bois et plusieurs types de finitions : cire, lasure, peinture ou vernis. Nécessitant plus d’entretien qu’un faux plafond en PVC ou en plaques de plâtre, le plafond suspendu en bois a l’avantage d’allier des performances d’isolation optimales à un rendu élégant.

Les inconvénients du faux plafond en lames de bois résident dans sa pose assez longue et complexe, qui nécessitera l’intervention d’un professionnel. On relève en outre des problèmes de sécurité similaires à ceux des plafonds suspendus en lames de PVC, le bois étant un matériau particulièrement inflammable.

Les faux plafonds tendus

Conçus à partir d’une toile de tissu, PVC, polyester ou polyuréthane, les faux plafonds tendus sont posés grâce à des lisses profilées fixées sur les murs. Le coût d’un faux plafond tendu est généralement supérieur à celui d’un faux plafond suspendu, pose comprise. La matière souple permet toutes sortes de rendus et de finitions, certains fabricants allant jusqu’à proposer à leurs clients la reproduction de la photo de leur choix.

Une pose réservée aux professionnels

Créé sur mesure après la visite d’un professionnel spécialisé, le plafond tendu est ensuite posé à froid ou à chaud. Cette dernière technique concerne les plafonds en toile de PVC, qui vont avoir besoin de chaleur pour s’assouplir avant de se tendre progressivement avec le refroidissement de la pièce. Attention : si vous souhaitez un plafond tendu en PVC, renseignez-vous et optez pour un professionnel qui maîtrise la pose à chaud.

Un faux plafond tendu pour renforcer le confort thermique et acoustique

Si vous habitez un logement avec de grandes hauteurs sous plafonds, la pose d’un plafond tendu permet de réduire le volume à chauffer. Vous réalisez ainsi des économies d’énergie avec des gains significatifs, notamment si vous avez des hauteurs sous plafond supérieures à 2 m 40.

Des économies d'énergie

L’installation d’un plafond tendu permet également d’améliorer le confort acoustique d’une pièce. En cas de plancher pas ou mal isolé, le plafond tendu viendra créer un caisson d’air qui va naturellement faire diminuer les nuisances sonores. Cette propriété pourra être optimisée si vous choisissez un plafond tendu isolant : plus besoin d’une couche de laine de roche ou de verre, l’isolant étant intégré directement à la toile.

Des possibilités esthétiques infinies

Même s’il est moins répandu que le faux plafond suspendu, le faux plafond tendu est généralement privilégié pour une personnalisation optimale d’un espace. Vous pouvez habiller une pièce de la couleur de votre choix, ou opter pour des rendus originaux (pierre, brique, bois ou béton…) ou une photo d’ambiance (océan, montagne, forêt…). Il est possible d’intégrer un dispositif d’éclairage à votre plafond tendu en optant pour une toile translucide et ainsi diffuser la lumière dans toute la pièce.

Avantages et inconvénients du plafond tendu

La faiblesse du plafond tendu réside dans sa moindre résistance à l’eau. En cas de dégât des eaux, la toile va se distendre et devra être remplacée. En dehors de cela, le plafond tendu est un matériau innovant, pratique et esthétique, qui dispose de nombreux points forts :

  • un chantier rapide et peu salissant
  • un large choix de finitions (satiné, mat, brillant, translucide…)
  • une toile personnalisable qui s’adapte à vos désirs
  • aucun entretien nécessaire
  • l’apport d’une isolation acoustique et thermique
  • des normes de sécurité exigeantes (contribution faible au feu et peu de production de fumée en cas d’inflammation)

Un projet de rénovation ?

Publié le 20 Novembre 2020

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