Quels sont les différents types de radiateurs à inertie ?

Partager sur

radiateur inertie

Le radiateur à inertie présente de nombreux atouts : performance énergétique, diffusion d’une chaleur homogène, économique… Mais avant de se lancer dans un achat, mieux vaut connaître les spécificités des différents modèles de radiateurs à inertie.

Qu’est-ce qu’un radiateur à inertie ?

Pour rappel, le radiateur à inertie est une technologie assez récente. Son système repose sur le stockage de la chaleur puis sa diffusion progressive et homogène. Ce type de radiateur permet donc d’avoir un réel confort thermique, mais surtout de réaliser des économies d’énergie. Il existe deux grandes catégories de radiateurs à inertie, que nous allons voir : le radiateur à inertie sèche et le radiateur à inertie fluide.

Le radiateur à inertie sèche

Le corps de chauffe du radiateur à inertie sèche est un matériau solide. Il peut s’agir de la fonte, de l’aluminium, la pierre ou encore d’autres matériaux que nous verrons par la suite. Dans ce type de radiateurs, la résistance électrique est placée au milieu du matériau. Une fois que le système se met en route, la résistance va faire monter en température le matériau qui emmagasine la chaleur avant de la diffuser dans la pièce par rayonnement. Le radiateur continue d’émettre de la chaleur encore longtemps après l’arrêt du système.

Il existe plusieurs types de radiateurs à inertie sèche : ceux utilisant des matériaux réfractaires (pierre de lave, stéatite, granit, céramique…) et ceux utilisant des matériaux métalliques (fonte, aluminium…). Les premiers permettent une très bonne accumulation de la chaleur, les seconds sont davantage conducteurs. Voici les principaux radiateurs à inertie sèche.

Le radiateur à inertie sèche pierre de lave

La capacité de stockage de la chaleur par les radiateurs en pierre de lave est assez impressionante. Cette matière issue du magma volcanique est notamment utilisée pour les saunas. Il s’agit du meilleur matériau possible pour un radiateur à inertie sèche, car il emmagazine et restitue parfaitement la chaleur, avec une rapidité moyenne.

Le radiateur à inertie sèche fonte

La fonte, matériau très lourd, a néanmoins de beaux atouts. Cet alliage de fer et de carbone possède une très bonne inertie, peut-être en-dessous des matériaux réfractaires, mais intéressante tout de même. La fonte permet de faire des économies d’énergie non négligeables.

Le radiateur à inertie sèche aluminium

L’aluminium est un matériau métallique particulièrement conducteur, mais il possède une inertie correcte. Son avantage est la rapidité avec laquelle il monte en température. Permettant de conserver puis diffuser la chaleur, il a cependant de moins bonnes performances énergétiques que ses concurrents puisqu’il sollicite régulièrement sa résistance afin de maintenir la chaleur dans la pièce.

Le radiateur à inertie sèche céramique

Matériau réfractaire, la céramique offre une rapide montée en température. Sa capacité d’accumulation de la chaleur est plutôt bonne, légèrement en-dessous de la stéatite néanmoins. Un radiateur à inertie céramique possède de très bonnes performances énergétiques.

Le radiateur à inertie sèche stéatite

La stéatite est une roche naturelle qui conserve extrêmement bien la chaleur et la restitue parfaitement. Un radiateur à inertie utilisant la stéatite comme matériau permet de réaliser d’excellentes économies d’énergie, qui pourront rentabiliser le fort coût à l’achat. La stéatite n’est pas le meilleur matériau en termes de rapidité de la montée en température.

Le radiateur à inertie sèche brique réfractaire

Vous connaissez certainement la brique réfractaire : elle est présente dans certains barbecues ou fours à pain. Ce matériau est assez comparable à la céramique dans ses capacités de conservation de la chaleur, même s’il n’égale pas la pierre de la lave ou la stéatite. Son principal inconvénient est son poids et souvent son volume.

Le radiateur à inertie fluide

Les radiateurs qui fonctionnent avec une inertie fluide ne reposent pas sur le chauffage d’un matériau solide mais liquide. On parle de liquide caloporteur : il peut s’agir d’huile ou de glycol. Le système est plutôt simple. La résistance électrique, placée dans le liquide, le fait monter en température. Le fluide est transporté dans les circuits hydrauliques afin de diffuser progressivement la chaleur dans la pièce.

Vous l’aurez compris, le système du radiateur à inertie fluide se rapproche dans l’idée du radiateur à eau chaude, mais il permet de se passer d’un chauffage central comme la chaudière à gaz. Il peut exister deux sortes de radiateurs à inertie fluide : ceux utilisant la fonte d’aluminium et ceux faits en acier.

Le radiateur à inertie fluide en acier

Les radiateurs faits en acier, qu’ils disposent de tubes ronds ou plats, présentent une surface de rayonnement importante. Utilisés en sèche-serviette parfois, ils permettent un confort thermique très satisfaisant. Leur inconvénient sera leur volume et leur poids.

Le radiateur à inertie fluide en aluminium

L’avantage des radiateurs en aluminium, comme nous l’avons remarqué pour l’inertie sèche, c’est sa rapidité à monter en température. Ce matériau conducteur est en effet compact et léger, contrairement à l’acier. Souvent peu volumineux et offrant une atmosphère homogène, ils présentent un réel intérêt dans les logements déjà bien isolés.

Quelles différences entre l’inertie sèche et fluide ?

Au moment de choisir entre un radiateur à inertie sèche et un autre à inertie fluide, il faut d’abord se poser la question de ses propres besoins. En effet, comme nous l’avons vu, chaque type d’inertie comporte des caractéristiques bien différentes. Il faut donc réfléchir aux critères suivants :

  • Réactivité
  • Performance énergétique
  • Prix à l’usage
  • Prix à l’achat
  • Volume et poids
  • Solidité du système

En fonction des critères que vous aurez établis, vous pourrez vous orienter vers l’un ou l’autre des modèles de radiateurs à inertie. Ainsi, si vous favorisez davantage la rapidité de la montée en température, un prix abordable et une chaleur homogène, il faudra s’orienter vers l’inertie fluide. En revanche, si votre consommation vous préoccupe, et donc le prix à l’usage, ainsi que la longévité du produit, il faudra vous diriger vers l’inertie sèche.

Prix des radiateurs à inertie selon les types

Le point important à vérifier lorsque l’on fait l’acquisition d’un radiateur à inertie est le budget que l’on est prêt à mettre. Les prix vont varier sensiblement selon différents éléments : la puissance du radiateur, le matériau choisi, etc. On peut donc donner une fourchette très globale. Pour les radiateurs à inertie fluide, les prix vont aller de 200€ à 1 200€, avec une moyenne de 600€. Pour les radiateurs à inertie sèche, le marché se situe entre 90€ et 800€, avec un prix moyen de 350€.

Publié le 5 octobre 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *