Quel revêtement de sol choisir pour une cuisine PMR ?

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Les personnes à mobilité réduite doivent pouvoir se mouvoir en toute sécurité dans leur intérieur. Cela est d’autant plus important dans certaines pièces sujettes à des glissades, comme la cuisine. Quel revêtement de sol choisir pour une cuisine PMR ? Éclairage avec les experts IZI by EDF

Qu’appelle-t-on revêtement de sol PMR ?

Qu’est-ce qu’un revêtement de sol PMR ? La définition de ce type de sol est apportée par l’arrêté du 20 avril 2017. Il s’agit d’un sol répondant aux exigences suivantes :

  • une facilité dans le cheminement et une accessibilité adaptée, notamment grâce à un contraste tactile et/ou visuel,
  • aucune gêne sonore ou visuelle,
  • un revêtement qui ne gêne pas le déplacement d’une personne en fauteuil roulant,
  • un revêtement suffisamment robuste, notamment s’il est encastré,
  • un revêtement de sol antidérapant non glissant, sans obstacle et non réfléchissant,
  • les tapis posés ou encastrés ne doivent pas avoir de ressaut excédant 2 centimètres, notamment pour éviter les chutes.

Vous l’aurez compris, les normes de cuisine PMR nécessitent d’opter pour un sol antidérapant et répondant aux besoins spécifiques de la personne à mobilité réduite. Si certains sont handicapés moteurs et doivent pouvoir se mouvoir facilement en fauteuil roulant, d’autres peuvent avoir des déficiences visuelles et/ou sonores. Il convient donc d’adapter les différents revêtements en fonction des problématiques de chacun.

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Choisir le bon revêtement de sol pour sa cuisine PMR

Dans une cuisine adaptée PMR certains types de revêtements sont à privilégier. De manière globale ces derniers ne doivent pas provoquer de gêne visuelle ni sonore pour les personnes ayant une mobilité réduite de sorte à leur permettre de circuler aisément. Il en va de même concernant les revêtements encastrés qui doivent être suffisamment robustes pour aider les personnes handicapées à pouvoir se déplacer en chaise roulante sans être gênées pendant leurs mouvements.

Certains matériaux sont ainsi à prioriser :

  • la pierre,
  • le béton,
  • le parquet brut,
  • la moquette épaisse,
  • le carrelage avec un motif rugueux,
  • le linoléum.

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Le béton brut est par exemple un sol sécurisé et réglementaire. Il en va de même de tout carrelage avec une surface granuleuse ou rugueuse, qui adhère bien au fauteuil roulant (on évitera par exemple les carrelages lisses). Vous pouvez également opter pour le parquet antidérapant ou encore le carrelage à relief. Ces surfaces ont aussi l’avantage d’avoir une bonne facilité d’entretien.

Il est également conseillé d’éviter certains matériaux à l’instar de la terre, de la pierre, du marbre ou encore du verre. De manière générale il convient d’éviter les revêtements intérieurs qui risqueraient de provoquer une glissade, comme le parquet vernis par exemple.

Conseils pour adapter sa cuisine à une personne à mobilité réduite

Pour adapter sa cuisine à un usage à mobilité réduite il est nécessaire de veiller à certains éléments en pensant à l’ergonomie de la pièce et à son aménagement. Une cuisine pour PMR doit ainsi permettre de se déplacer facilement en fauteuil roulant et de faire des demi-tours. Pour garantir cette aisance de mouvements il convient de laisser 1,50 m de diamètre en rotation.

En outre, veillez à aménager votre cuisine en plaçant tous les éléments importants (évier, four, réfrigérateur, plan de travail) à hauteur suffisante pour y avoir accès en chaise roulante. Pour une personne assise, le plan de travail doit se situer à 0,80 m du sol environ. Vous pouvez également opter pour un plan de travail motorisé offrant plus de polyvalence.

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Travaux dans une cuisine PMR : les aides disponibles

Aménager une cuisine PMR peut parfois s’avérer complexe et coûteux. Pour aider certains ménages (notamment les plus modestes) à réussir leur aménagement, l’État propose des aides adaptées aux travaux PMR.

  • les aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) plafonnées à 10 000 € et permettant de couvrir jusqu’à la moitié des dépenses engagées lorsque le foyer a des revenus modestes,
  • la PCH (Prestation de compensation du handicap) qui peut prendre en charge une partie ou la totalité des travaux jusqu’à 1 500 € puis jusqu’à la moitié des travaux au-delà de cette somme,
  • le crédit d’impôt, plafonné à 5 000 € (10 000 € pour un couple) et prenant en charge le montant des travaux jusqu’à 30 %. Cette aide concerne les propriétaires et locataires de logements en résidence principale et peut se cumuler avec les autres subventions et aides,
  • la TVA réduite à 10 % valant pour l’aménagement de tout logement de plus de 2 ans et destiné à améliorer l’autonomie des personnes à mobilité réduite. L’aménagement doit rester dans le logement après votre départ et être posé par un professionnel.

Publié le 8 Juillet 2022

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