Votre logement s'agrandit ? Vous faites l'acquisition d'un nouvel équipement énergivore ? Votre tableau électrique principal manque de place ? C'est le moment opportun d'installer un tableau divisionnaire, appelé aussi tableau secondaire. Quelles normes électriques respecter ? Comment procéder ? Le débrief sur les exigences de la NF C 15-100 avec IZI by EDF.
Le raccordement du tableau secondaire au tableau principal
Pour répondre à la norme électrique NF C 15-100 en vigueur pour les logements neufs et les logements à rénover, le tableau divisionnaire doit être relié au tableau général.
Deux variables déterminent le raccordement des deux coffrets : le diamètre du fil selon la puissance de l'abonnement en électricité du logement, et, l’écartement des tableaux.
Le diamètre du fil
S'il n'y a qu'un chiffre à retenir, c'est 16 mm². Les fils neutre, de phase et de terre reliant le tableau principal au tableau divisionnaire doivent tous présenter un diamètre de 16 mm². La raison ? La plupart des logements sont de nos jours équipés d'un compteur Linky avec disjoncteur d'abonné de 30A, 45A ou 60A. Une section de câble d'alimentation de 16 mm² est donc approprié.
Votre logement est équipé d'un disjoncteur de branchement de type 90A et donc d'un abonnement en électricité relativement puissant ? Optez dans ce cas pour une section de fil supérieure (de type 25 mm²) pour raccorder vos borniers neutre, de phase et de terre des deux tableaux.
L'écartement des tableaux
Généralement, un tableau divisionnaire est installé à côté du tableau principal ou à plusieurs mètres. A moins d'être propriétaire d'un grand terrain, Il est rare que le tableau secondaire soit posé à plusieurs dizaines de mètres du tableau de répartition général.
Jusqu'à 28 mètres d'écartement, utilisez du 16 mm². Si néanmoins la distance est plus importante, utilisez une section de fil de 25 mm² (au-delà de 28 mètres de distance entre les tableaux).

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La protection des personnes selon la NF C 15-100
Pour rappel, c'est le disjoncteur ou l'interrupteur différentiel qui est chargé de protéger les personnes des risques électriques, notamment des courants de fuite détectés au sein d'appareils ou circuits en défaut.
Comme pour un tableau de répartition classique, un tableau divisionnaire doit être équipé d'interrupteurs différentiels en tête de chaque rangée. Chaque différentiel est raccordé aux disjoncteurs des circuits de la même rangée... En tenant compte de la somme des intensités sur chaqe rangée.
Les électriciens suivent les règles dites de l'amont et de l'aval pour dimensionner un tableau secondaire, calibrer les disjoncteurs différentiels et répartir les disjoncteurs de protection... en toute sécurité. Sans connaissance en électricité, nous vous recommandons de faire appel à un professionnel. Un bon dimensionnement permet de sécuriser votre installation électrique.
Enfin pour le type, les circuits les plus classiques (lumière, prises de courant), seront forcément réunis et protégés sous la coupe d'un différentiel de type AC.
Les circuits plus spécifiques et plus énergivores (machine à laver, borne de recharge pour voiture électrique, plaques de cuisson) seront quant à eux protégés sous la coupe d'un différentiel de type A.

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La protection des biens, depuis le tableau divisionnaire
Comme pour n’importe quel tableau électrique, le tableau divisionnaire peut accueillir plusieurs dispositifs de protection et modules (télérupteur, parafoudre, horloge modulaire, contacteur...) sur les rails DIN.
Pour sécuriser votre installation électrique, les disjoncteurs de votre tableau divisionnaire doivent être choisis avec minutie. Plusieurs calibres de disjoncteurs peuvent être installés, selon les appareils électriques que vous utilisez et raccordez au tableau secondaire :
- Disjoncteur 10 ou 16 A pour l’éclairage, par exemple pour un cabanon de jardin ;
- Disjoncteur de protection de 16 ou 20 A pour les prises de courant, de confort, par exemple pour alimenter en électricité un garage ;
- Disjoncteur de 20 A pour une machine à laver, un congélateur, des volets roulants, des radiateurs électriques, idéal si vous construisez une extension (buanderie, atelier, dépendance aménagée...) ;
- Disjoncteur de 32 A pour des plaques de cuisson électrique, idéal pour une cuisine d'été en extérieur.
Attention à bien identifier les circuits du tableau divisionnaire, à l'aide d'une étiquette. L'étiquetage indique la pièce protégée ou la fonction, accompagné d'un sigle ou d'un pictogramme si besoin.

L'installation du coffret divisionnaire à bonne hauteur d'après la norme
Le tableau divisionnaire doit rester enfin facilement accessible, pour réarmer ou désarmer à tout moment et sans la moindre difficulté les disjoncteurs : en cas de travaux à votre domicile, en cas de problème électrique ou de disjonction...
La norme NF C 15-100 indique qu'une hauteur de 0,90 m à 1,80 m à partir du sol fini doit être respectée pour l’emplacement des disjoncteurs d'un tableau sans porte (et de 0,5 m à 1,80 m pour un tableau avec porte).
Dans le cadre des normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, comptez une hauteur de 0,75 m à 1,30 m pour les disjoncteurs de protection.
Autre point important, la pose d'un coffret électrique secondaire en dessous ou au-dessus d’un point d’eau comme un évier, un lavabo, ou encore un appareil de cuisson ou de chauffage... est proscrite ! Il va de sens qu'il est donc interdit d’installer un tableau divisionnaire dans une pièce d’eau, ni dans les escaliers, dans un placard fermé à clé, ou encore dans une cave inaccessible.

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Rédactrice Web chez IZI by EDF, ma mission est de vous proposer des contenus de qualité et à jour sur les dispositifs de recharge pour véhicules électriques et les travaux de rénovation électrique.





