La borne en copropriété : quels raccordements ?

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Si les propriétaires de véhicule électrique vivant au sein d’une copropriété ont le droit de demander une borne de recharge à leur syndic, les architectures de raccordement différeront forcément de celle d’une borne installée chez un particulier individuel. Il existe trois architectures principales. Elles existent aussi bien pour les installations se trouvant en extérieur que celles se situant à l’intérieur.

Le cas de l’infrastructure alimentée en aval par un compteur électrique

Dans ce cas de figure, toutes les bornes installées par la copropriété sont connectées à un coffret électrique. Lui-même est connecté au tableau général électrique du compteur. C’est un professionnel qualifié choisi par la copropriété qui qui s’occupe des travaux électriques de connexion.

Notez que dans ce cas, les coûts sont divisés entre les différents utilisateurs des bornes. Des sous-compteurs certifiés ou agréés permettent de calculer facilement les dépenses de chacun. Les relevés sont faits soit par la copropriété elle-même, soit par un opérateur choisi par elle.

Les experts recommandent ce type d’architecture de raccordement plutôt pour le court terme, lorsqu’il s’agit d’installer une borne de recharge individuelle et que la copropriété n’a pas (encore) prévu d’infrastructure collective.

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L’avantage de cette solution, c’est qu’elle dispense d’effectuer des travaux de raccordement au réseau public. Il n’est pas non plus nécessaire d’intervenir sur la colonne montante existante. Cette solution convient donc idéalement aux copropriétés qui ont besoin d’une solution dans un laps de temps relativement court, et à un prix plus bas.

Bon à savoir : lorsque le nombre de bornes à connecter le nécessite, il faut aussi prévoir une augmentation de la puissance des services. Cette infrastructure peut donc imposer de restreindre le nombre d’utilisateurs. Les besoins des uns et des autres sont donc à anticiper sur le moyen et le long terme avant de se lancer dans l’installation d’un tel dispositif.

Le cas de l’infrastructure collective alimentée en aval par un compteur électrique dédié à cet usage

Ce type d’architecture comprend deux installations différentes.

L’architecture de distribution en étoile

Dans cette situation, toute borne est connectée à un coffret électrique, lui-même relié au tableau électrique général. Ceux-ci font partie d’un compteur ajouté pour l’occasion. Il est relié à la colonne montante de l’immeuble. Dans certains cas, il peut aussi être relié au réseau public de distribution d’électricité.

L’architecture de type câble bus

Dans cette situation, toute borne est connectée à un câble bus. Celui-ci est présent partout dans le parking. Il est raccordé au tableau électrique général du nouveau compteur. Ce dernier est lui aussi relié à la colonne montante de l’immeuble du réseau public.

Que ce soit l’une ou l’autre des deux architectures qui est choisie, les travaux doivent être faits par un professionnel qualifié. Il s’occupera de la mise en place du nouveau compteur, de la création de l’infrastructure électrique collective (avec tableau électrique général, coffrets secondaires, système de supervision connecté, pilotage mutualisé des bornes).

L’avantage de ces méthodes réside en la gestion indépendante des services généraux. Elle est par ailleurs optimisée si la copropriété opte pour la mutualisation de l’alimentation des bornes électriques. Autre point fort de ces architectures : tout peut être confié à l’opérateur, délestant ainsi les uns et les autres du service de recharge. Enfin, grâce au Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, le coût du raccordement direct d’un compteur dédié est moins important pour la copropriété.

 Maintenance de l’architecture avec compteur dédié : comment s’y prendre ?

Il est conseillé de s’assurer que la maintenance des bornes est assurée, tout comme celle du système de supervision. Cette maintenance peut être effectuée par l’opérateur ou être géré par la copropriété par le biais d’un contrat de maintenance dédié. Ces frais peuvent être soit à la charge de la copropriété, soit des utilisateurs des bornes.

Bon à savoir : le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité prend à ses frais la continuité de fourniture jusqu’au(x) compteur(s) dédié(s).

Le cas de la création d’une infrastructure collective constituée d’une colonne électrique avec compteur individuel pour chaque borne

Dans cette situation, chacune des bornes est reliée à un point de livraison individuel. Ce point est lui-même raccordé à une colonne électrique présente dans le parking et recevant l’électricité.

Chaque point de livraison dispose de son compteur électrique. De fait, chaque utilisateur reste libre de son choix en matière d’installateur et de fournisseur d’électricité.

Bon à savoir : chaque utilisateur a l’obligation de souscrire un contrat spécifique à l’usage de sa borne de recharge.

L’avantage de cette méthode, outre le fait que chacun reste libre de ses choix en matière de fournisseur et de gestionnaire, c’est que la mise en place d’une telle infrastructure bénéficie d’une aide partielle (le Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité).

Comment bien gérer la recharge ?

Dans le premier cas de figure, il revient au syndic de copropriété de facturer dans les charges le coût des services généraux. Il veillera à déduire les coûts induits par l’écart d’abonnement de puissance et les consommations des bornes de recharge. Chaque utilisateur pourra payer une somme différente, proportionnellement à son utilisation de la borne de recharge.

Notez que le prix de l’abonnement prend déjà en compte les coûts d’exploitation et de maintenance de l’infrastructure collective.

Dans le deuxième cas de figure, il arrive que l’opérateur ne propose pas de forfait dédié pour l’installation. Dans ces cas-là, le montant des raccordements de chaque utilisateur au dispositif collectif peut vite grimper. En effet, il arrive que les bornes soient particulièrement éloignées des tableaux électriques du parking.

Plusieurs possibilités de paiement s’offrent aux copropriétaires :

  • Chacun paye sa consommation d’électricité et l’opérateur facture son service de maintenance, d’entretien et de pilotage ;
  • L’opérateur propose un forfait dont le prix comprend la gestion et l’entretien de l’infrastructure. Selon chaque situation, chacun paiera sa consommation d’électricité soit par le biais de ce forfait, soit via des factures au réel.
  • La recharge peut être gérée par un fournisseur d’énergie proposant des fournitures d’électricité à tarif « préférentiel » (les heures creuses ou encore une offre spécifique). Ce système a l’avantage de garantir la mutualisation des recharges à partir d’un seul point de livraison.

Dans le troisième cas de figure, l’utilisateur gère lui-même sa recharge. Il peut par exemple profiter d’une fourniture d’électricité adaptée (notamment avec les heures creuses ou encore une offre de fourniture dédiée).

Comment faire des économies ?

Quel que soit le type d’architecture choisi par la copropriété, il est possible de déléguer à l’opérateur le pilotage énergétique de la recharge. Cela évitera aux copropriétaires de se retrouver non seulement avec un équipement surdimensionné, mais aussi avec les frais d’installation qui vont immanquablement de pair avec !

Dans le cas de l’infrastructure collective alimentée en aval par un compteur électrique dédié à cet usage, le coût est divisé entre les utilisateurs. Cette opération peut être réalisée par le syndic de copropriété ou par l’opérateur.  Ce sont les consommations réelles, mesurées par des dispositifs de comptage certifiés ou agréés, qui sont prises en compte. Il existe une autre méthode, moins contraignante : le forfait.

La copropriété peut elle-même procéder à la réalisation de l’infrastructure. Elle peut aussi attribuer ce rôle à l’opérateur choisi. Celui-ci reste le propriétaire des équipements. Il peut demander un paiement des recharges via un forfait, ou proposer une formule tarifaire.

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Publié le 29 Octobre 2021

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